La mise en place d’une prothèse de hanche dans le cadre d’une arthrose est une intervention chirurgicale pratiquée couramment. Elle permet de soulager efficacement des douleurs et de retrouver une bonne mobilité articulaire. L’évolution des techniques chirurgicales permet une récupération plus rapide après l’opération.

Quand doit-on mettre en place une prothèse de hanche ?

arthrose coxo fémorale

L’arthrose de hanche (ou coxarthrose) et l’indication principale pour la mise en place d’une prothèse. Cette pathologie dégénérative dégrade de façon irréversible le cartilage articulaire et crée une inflammation de la hanche. À mesure de l’évolution, des crises douloureuses sont plus fréquentes et plus intenses. Elle nécessite la prise de médicaments antalgiques et anti-inflammatoire, et une canne pour marcher.

la prothèse de la hanche
implant d’une prothèse de hanche

Lorsque la répercussion sur la vie quotidienne est très importante, qu’on peut proposer la mise en place d’une prothèse pour remplacer le cartilage usé. Cette décision sera prise au cours de plusieurs consultations avec le chirurgien orthopédiste. Un bilan radiologique et un examen clinique sont nécessaires. Une consultation avec un médecin anesthésiste est nécessaire pour évaluer le risque chirurgical en fonction des antécédents médicaux. L’anesthésiste prescrira des examens médicaux complémentaires

Une prothèse de hanche est donc un implant chirurgical en alliage métallique articulée par une interface de glissement entre parenthèses en alumine ou polyéthylène). Cette prothèse articulaire remplace le cartilage usé.

Déroulement d’une mise en place d’une prothèse

La mise en place une prothèse de hanche nécessite généralement une hospitalisation de quelques jours. L’entrée à la clinique se fait la veille de l’intervention. Une visite préopératoire du chirurgien permet de refaire un point la veille de l’opération.

L’intervention dure généralement moins d’1h30. Il existe plusieurs techniques chirurgicales. Ainsi, on peut implanter la prothèse par « voie antérieure » (incision en avant de la cuisse). Dans le cadre d’une « voie postérieure » l’incision sera sur le côté de la fesse. La taille de l’incision varie selon la difficulté technique et la corpulence du patient. Elle n’a aucune incidence sur la récupération post-opératoire. Quelle que soit la technique utilisée, l’implant chirurgical reste le même. Par ailleurs, son fonctionnement est identique (même mécanisme de glissement).

Une fois l’intervention terminée, on amène le patient en salle de réveil pour le surveiller avant qu’il puisse regagner sa chambre. Si sa condition physique le permet, le premier levé se fait le jour de l’intervention. Ainsi, l’équipe de kinésithérapie commencera par mettre le patient fauteuil puis l’aidera à faire ses premiers pas avec des cannes. Les jours suivants, la distance de marche sera rallongée et le kiné apprendra au patient à monter et descendre les escaliers.

Le retour à domicile

Le retour au domicile se fait au bout de quelques jours lorsque l’autonomie est suffisante. Le patient doit pouvoir se lever du lit tout seul et accomplir certains gestes essentiels de la vie quotidienne. Les soins infirmiers de la cicatrice sont poursuivis deux fois par semaine jusqu’à cicatrisation par une infirmière de ville. Cela prend généralement deux à trois semaines. Dans certains cas il est nécessaire de poursuivre quelques séances de rééducation.

Quand peut-on retrouver une vie normale après une prothèse de hanche ?

Après une opération de la hanche, il faut respecter un temps de cicatrisation musculaire et limiter ses déplacements. L’utilisation d’une ou de deux cannes permet de prévenir le risque de chute car les muscles qui stabilisent la hanche sont temporairement affaiblis. Respecter un temps de repos est essentiel pour une bonne guérison. On peut donc considérer que pendant le mois suivant la mise en place une prothèse de hanche il est imprudent de conduire ou de faire de longues marches.
Après la consultation de contrôle avec le chirurgien orthopédiste qui intervient généralement entre un mois et six semaines postopératoire, l’autonomie est généralement meilleure. Attendez l’autorisation de votre chirurgien pour pouvoir conduire votre véhicule.

Le retour au sport après une prothèse de hanche doit se faire très progressivement et prudemment. En effet, il existe de grande variabilité entre les patients sur leur capacité à reprendre une activité sportive précoce. Il faut savoir être raisonnable et ne pas rechercher des performances sportives trop tôt. À titre indicatif, le retour à une activité sportive de loisir peut se faire contre le troisième et le sixième mois si votre chirurgien vous l’autorise. Le sport sera très bénéfique pour retrouver une bonne chape musculaire qui contribuera au bon fonctionnement et la stabilité la prothèse. Voici quelques exemples de sport que vous pourrez pratiquer

  • marche à pied
  • natation
  • tennis
  • golf
  • cyclisme

Les sports violents tels que les arts martiaux où le parachutisme sont interdits car les expose au risque d’altération de l’implant. D’une manière générale il faudra bien respecter les consignes données par le chirurgien et comprendre que les mouvements d’amplitude extrême doivent être évités.

Quelle qualité de vie une prothèse de hanche ?

Dans la grande majorité des cas, le patient opéré ne fait pas la différence entre la hanche opérée porteuse l’implant et la hanche controlatérale. On parle alors de « hanche oubliée ». La marche est parfaitement fluide, indolore, sans boiterie, et les amplitudes articulaires sont normales. De même la course à pied ou la conduite automobile se fait sans difficulté. L’augmentation du périmètre de marche permet le maintien d’une bonne trophicité musculaire. Il est important de maintenir une bonne hygiène de vie en maintenant une activité sportive si possible, avoir un poids stable, dépister et traiter les éventuels foyers infectieux notamment dentaire.

Conclusion,

Lorsque arthrose de hanche est handicapante au quotidien, la mise en place d’une prothèse donne généralement un excellent résultat fonctionnel si l’indication opératoire est bien posée. Après une hospitalisation courte, il faudra patienter quelques semaines pour pouvoir reprendre une autonomie au quotidien puis une vie normale. La pratique du sport de loisirs est recommandée mais ne doit pas admettre en danger la prothèse.

A propos de l'auteur

Le Dr Nicolas Pinar est un chirurgien orthopédiste enregistré à l'ordre des médecins en France et au Général Médical Council au Royaume uni. Membre de l'association Française de Chirurgie du Pied, il est spécialisé dans la chirurgie des pathologies du membre inférieur relatives à l'arthrose et à la traumatologie du sport.

 L'auteur

Le Dr Nicolas Pinar est un chirurgien orthopédiste. Membre de l'association Française de Chirurgie du Pied, il est spécialisé dans la chirurgie des pathologies du membre inférieur relatives à l'arthrose et à la traumatologie du sport.