Restez à proximité de la clinique.

Après une intervention chirurgicale orthopédique, il est important de rester à proximité de la clinique le temps de la cicatrisation. Ce temps est variable selon l’intervention, de quelques jours à plusieurs semaines. En plus des consultations post opératoires prévues, des contrôles supplémentaires sont parfois nécessaires pour vérifier que tout se passe bien (contrôle un pansement, radio). Si vous avez prévu de vous voyager, il est impératif d’en informer votre chirurgien.

Attention aux vols de plus de 3 heures.

La chirurgie du membre inférieur (hanche, genou, pied) est associée à un risque de phlébite. Une phlébite est un « caillot de sang » qui peut se former dans les veines de la jambe ou de la cuisse. Cela est du à « une diminution du retour veineux » dans les jambes, transitoire, dans les jours ou les semaines suivant la chirurgie. Une phlébite non diagnostiquée peut être grave surtout si le « caillot » migre dans les poumons (embolie pulmonaire).

Fort heureusement des traitements préventifs sont utilisés pour prévenir ce risque. Selon le degré de risque, on peut avoir recours à :

  • un traitement anticoagulant préventif (par injection ou oral)
  • le port de bas de contention
  • une mobilisation et reprise d’appui précoce.

Les vols de moins de 3 heures sont à faible risque de phlébite et peuvent être pris une fois que vous vous êtes remis de la chirurgie sans précautions supplémentaires. Votre chirurgien pourra vous conseiller sur votre temps de récupération en fonction des procédure que vous avez effectuée.

Si vous prévoyez de prendre un vol de plus de 3 heures après votre chirurgie, vous devriez en discuter avec votre chirurgien qui réalisera un risque évaluation et fournir des conseils supplémentaires.

Voyager avec un plâtre.

L’immobilisation d’un membre dans un plâtre ou une résine, dont faire l’objet d’une surveillance particulière. En effet, toute douleur persistante malgré le traitement prescrit ou forte sensation de compression doit faire l’objet d’une consultation de contrôle. Le chirurgien vérifiera donc l’absence de complications ou de compression sous le plâtre.

Un plâtre « trop serré » ou inconfortable se manifeste généralement dans les quelques jours suivant sa mise en place. De plus, le risque de « compression sous plâtre » varie selon la nature du traumatisme ou de l’acte chirurgicale.

Il est donc conseillé de ne pas prendre l’avion sans surveillance médiale juste après la mise en place d’une immobilisation plâtrée. Vous devez informer votre chirurgien de votre intention de voyager et attendre son « feu vert » pour prendre l’avion.

Companies aériennes et assurance de voyage.

Le risque de développer un caillot de sang n’est pas le seul risque associé au vol et les compagnies aériennes peuvent refuser de transporter des passagers dans des conditions susceptibles d’aggraver ou d’avoir des conséquences graves pendant un vol, par exemple après une opération.

Les réglementations des compagnies aériennes peuvent varier, il convient donc de demander conseil à la compagnie aérienne concernée. Veuillez visiter les pages d’informations médicales du site Web de votre compagnie aérienne ou contacter leur client Équipe de service pour plus d’informations.

Nous vous recommandons également de contacter votre fournisseur d’assurance voyage pour les informer de toute chirurgie récente que vous avez subie. Cela garantira qu’en cas de urgence ou problème à l’étranger, que vous êtes convenablement couvert.

Passage aux portiques d’aéroport.

Les prothèses et matériels de fixation de fractures utilisés en chirurgie orthopédique sont généralement constitués d’un alliage métallique (Chrome, Cobalt, Titane). Les détecteurs de métaux aux aéroports étant très sensible, il est très probable que cela fasse sonner les détecteurs. Il n’y a aucun stress à avoir, il faut juste signaler à l’agent de contrôle que vous êtres porteur d’une prothèse ou que vous avez été opéré. Aucun document ou certificat n’est nécessaire.